Lorenzo vit dans une petite maison en bois, presque une cabane, près des Saintes-Marie-de-la-Mer (13), à deux pas de sa mère. Là, il s'entraîne sur la plage, dans les dunes ou dans sa carrière. Il travaille dur. Dans son coin. Seul avec ses chevaux. A vingt-sept ans, Lorenzo est un homme simple. Il n'est pas très bavard. Pas son genre de jouer les donneurs de leçons. Pour mieux le connaître, il faut le regarder travailler, s'amuser et tout simplement, être avec ses chevaux. Samouraï, Samarina, Roubia et Raiana, quatre solides juments portugaises sont lâchées dans la carrière. Avec un plaisir jubilatoire, elles se roulent dans le sable, puis trottinent, galopent et jouent à se poursuivre. Lorenzo ne les quitte pas des yeux. Il les couve ! Puis, d'une voix douce et caressante, il les appelle.Attentives, les quatre juments attendent un ordre. Sans longe ni licol, Lorenzo en fait s'allonger une, asseoir l'autre, reculer la troisième... Jamais, il ne hausse le ton. Jamais, il ne se fâche. On dirait qu'il a hypnotisé les juments !